Bourita : «L'ambition est de positionner la Belgique parmi les dix premiers partenaires du Maroc»    Service militaire 2026 : Lancement de l'opération de recensement    Sahara : Deux ONG saluent à Genève la résolution 2797 du Conseil de sécurité    Financement participatif : La Mourabaha immobilière poursuit sa progression    AACIS'26 : le Maroc au cœur de la coopération économique Sud-Sud    Assurance auto électrique : l'ACAPS impose la mise en conformité immédiate des attestations    Après trois mois d'absence, Amrabat reprend progressivement avec le Betis    Agadir : Un nouveau hub de formation et de créativité à Anza    Guerre au Moyen-Orient : Un Marocain raconte sa frayeur en plein vol pour la Omra    Alerta meteorológica: Se esperan nieve, tormentas y fuertes vientos en varias regiones de Marruecos    Conflit Iran-USA : trois avions américains abattus « par erreur » par le Koweït    Logistique. Le programme PME Supply Chain expliqué par Ghassane El Machrafi    Frappes contre l'Iran: Le baril de pétrole à plus de 80 dollars    Le cinéma chinois démarre en force en 2026 : des recettes dépassant 1,44 milliard de dollars    Revue de presse de ce lundi 2 mars 2026    Sans appel dans les délais, le consulat du Maroc à Las Palmas contraint de verser 20000 euros à un employé    CESE : le Conseil renouvelle son bureau et adopte un avis sur la protection de l'enfance    Frappes iraniennes : la France envisage un soutien militaire aux États du Golfe et à la Jordanie    Dakar et Abidjan accélèrent leur intégration stratégique    L'Iran annonce une attaque de missiles visant Tel-Aviv, Haïfa et Jérusalem-Est    L'Iran affirme avoir visé le bureau de Netanyahu, des rumeurs d'assassinat démenties    Escalade USA–Iran : le Golfe sous tension    Racisme en Espagne : La FRMF exprime sa solidarité avec Omar El Hilali    Brahim Diaz entre rumeurs de conversion à l'Islam et présence remarquée à un iftar à Madrid    Munir El Haddadi fuit l'Iran par la route via la Turquie    Benatia revient sur sa décision et justifie son maintien à l'OM    SGTM affiche des performances record en 2025    Mehdi Ezzouate : "Le marché marocain a du potentiel, mais il reste encore en phase de maturation"    Caftans in Morocco #2: Fez's caftan, a legacy of ancestral craftsmanship    Enquête à Tanger sur des fraudes de visa espagnol suite à des documents falsifiés    FM6SS inaugure un Hub de Médecine de Précision pour transformer la prise en charge des maladies rares au Maroc    Moyen-Orient : Une cellule de crise au profit de la communauté marocaine    La Protection civile ouvre ses portes au public    Orientation scolaire et universitaire : le gouvernement adopte un nouveau décret    Décès de Boncana Maïga, monument de la musique africaine    Le site historique de Chellah s'illuminera avec les concerts Candlelight®    Casablanca accueille pour la première fois Magic Garden Light Festival    La FRMF solidaire avec Omar El Hilali, victime de propos "offensants" en Liga    La 5G et la numérisation au cœur d'un partenariat prometteur entre le Maroc et la Finlande    Caftans au Maroc #2 : Le caftan de Fès, emblème d'un savoir-faire ancestral    Maroc : Naufrage d'un navire panaméen au large de Laâyoune    L'UE condamne les attaques iraniennes au Moyen-Orient    Sénégal : entre accusations dans la rue et demande officielle de grâce royale    Zakaria El Ouahdi au PSG : rumeur crédible ou simple observation de marché ?    Safi : Après les crues, la reconstruction et la revalorisation du patrimoine    Food Bladi, une immersion dans la gastronomie marocaine sur Medi1 TV    Christophe Leribault, nouveau président du musée du Louvre    L'Université Mohammed VI Polytechnique rejoint le réseau mondial APSIA    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Entretien : Les enjeux des TIC dans les cabinets d’expertise
Publié dans Finances news le 15 - 10 - 2009

* Les recommandations qui émaneront du 6ème congrès comporteront sans doute des initiatives pour encourager les cabinets à accroître, de manière substantielle, l’usage des outils numériques.
* Désormais, la maîtrise et la mise en œuvre des techniques numériques les plus récentes deviennent un atout supplémentaire de taille en terme de compétitivité.
* Le point avec A. Bernossi, président de l’Ordre des experts-comptables.
- Finances News Hebdo : Qu’est-ce qui a motivé le choix de la thématique : l’expert-comptable et l’ère du numérique à l’occasion du 6ème congrès des experts-comptables ?
- Abdellatif Bernossi : Depuis une vingtaine d’années environ, le monde vit une révolution, devenue permanente, dans les domaines de l’information et de la communication.
La mondialisation galopante de l’économie a suscité le besoin d’une information globale, rapide et pertinente. D’où l’essor considérable de ce qu’il a été convenu d’appeler les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), dont l’Internet et la téléphonie mobile sont les instruments les plus spectaculaires.
L’expert-comptable a un rapport particulier à l’information. En effet, les techniques comptables et d’audit ne sont rien d’autre que le traitement, l’interprétation ou l’appréciation de l’information économique et financière qui lui est soumise.
Il est donc intéressé au premier chef, au même titre que le dirigeant d’entreprise par l’évolution des techniques de traitement de l’information qui permettent de rendre et le cabinet et l’entreprise plus performants.
Sous le terme générique d’ère numérique, nous allons consacrer notre sixième congrès, qui se tiendra à Fès les 22 et 23 octobre 2009, à la déferlante des nouveaux outils de traitement de l’information et de la communication.
«Au moment où les pouvoirs publics accordent une attention de plus en plus grande au rôle important que les TIC peuvent jouer dans l'accélération du processus de développement socio-économique, notamment à travers le plan numérique récemment présenté par le ministre de l'Industrie, du Commerce et des Nouvelles Technologies au Souverain, l'Ordre se doit d'inscrire son action dans cette dynamique porteuse de performance».
- F.N.H. : L’utilisation des NTIC devient une impérieuse nécessité. Selon vous, peut-on les considérer comme un bouleversement supplémentaire ou un tremplin pour la profession ?
- A. B. : Nous avons la chance, ou la malchance, d’être une profession en perpétuelle mise à jour, en raison des changements fréquents qui affectent la politique fiscale, par exemple, ou encore les modifications qui touchent en permanence les normes internationales d’audit dont nos propres normes sont inspirées.
En conséquence, notre faculté d’adaptation nous permet de nous approprier aisément les nouvelles techniques relevant du numérique, et de les considérer comme une opportunité pour accroître la pertinence de nos missions.
- F.N.H. : Quelle sera la valeur ajoutée des NITC dans les missions d’audit et de commissariat aux comptes accomplies par l’expert-comptable au profit des entreprises ?
- A. B. : Nous sommes convaincus que la mise en œuvre des nouvelles technologies de l’information par les commissaires aux comptes et par les entreprises, est de nature à améliorer la transparence ainsi que la qualité de l’information financière émise par celles-ci et auditée par nos membres.
En effet, l’accélération de la circulation et du traitement des données comptables et financières, permet à l’auditeur d’approfondir davantage ses investigations et de consacrer le temps ainsi gagné à mieux asseoir son appréciation de l’image fidèle que les états financiers sont censés refléter.
L'expert-comptable, à la faveur de ce nouvel environnement, voit son champ de missions s'élargir vers de nouveaux horizons tels que l'authentifcation des sites web, l'accompagnement des entreprises dans la mise en place de progiciels intégrés de gestion ou encore -pourquoi pas-, la certification de l'information numérisée.
- F.N.H. : Le contexte dans lequel opèrent désormais les experts-comptables se veut de plus en plus concurrentiel ; quel sera le rôle des TIC dans ce contexte de plus en plus mouvementé ?
- A. B. : Dans notre profession, l’avantage concurrentiel se mesure à l’aune de la qualité des prestations, de la réactivité du professionnel et du respect de l’éthique qui fonde notre Ordre.
Dans ce contexte, la maîtrise et la mise en œuvre des techniques numériques les plus récentes deviennent un atout supplémentaire de taille en termes de compétitivité.
- F.N.H. : En tant que président de l’OEC, quelle est votre estimation du degré d’informatisation dans les différents cabinets d’expertise-comptable ?
- A. B. : Je pense que l’étape de l’informatisation est aujourd’hui dépassée. En effet, tous les cabinets d’expertise comptable sont équipés d’ordinateurs et de logiciels adéquats, et ce depuis longtemps déjà. La question actuelle est de savoir quel est le seuil d’intégration des techniques modernes d’information dans la gestion du cabinet d’une part (site web, réseau de communication et de sauvegarde interne, archivage électronique…) ; et d’autre part, quel est le degré d’implication de l’expert-comptable dans la mise en place des outils numériques de traitement de l’information comptable et financière dans les entreprises qu’il conseille. Nous sommes à l’ère numérique et non plus uniquement informatique.
- F.N.H. : Votre instance ne prévoit-elle pas des mesures d’accompagnement pour aider les cabinets d’expertise, essentiellement les petits, à intégrer le système d’information ?
- A. B. : Bien entendu, c’est le rôle de l’Ordre de promouvoir la culture du numérique auprès de ses membres, à travers des actions de sensibilisation et de formation. Et notre sixième congrès en est l’illustration parfaite. Car les recommandations qui en émaneront comporteront, sans doute, des initiatives de nos instances pour encourager les cabinets à accroître, de manière substantielle, l’usage des outils numériques aussi bien dans les cabinets qu’au sein de l’entreprise.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.