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Entretien : Les enjeux des TIC dans les cabinets d’expertise
Publié dans Finances news le 15 - 10 - 2009

* Les recommandations qui émaneront du 6ème congrès comporteront sans doute des initiatives pour encourager les cabinets à accroître, de manière substantielle, l’usage des outils numériques.
* Désormais, la maîtrise et la mise en œuvre des techniques numériques les plus récentes deviennent un atout supplémentaire de taille en terme de compétitivité.
* Le point avec A. Bernossi, président de l’Ordre des experts-comptables.
- Finances News Hebdo : Qu’est-ce qui a motivé le choix de la thématique : l’expert-comptable et l’ère du numérique à l’occasion du 6ème congrès des experts-comptables ?
- Abdellatif Bernossi : Depuis une vingtaine d’années environ, le monde vit une révolution, devenue permanente, dans les domaines de l’information et de la communication.
La mondialisation galopante de l’économie a suscité le besoin d’une information globale, rapide et pertinente. D’où l’essor considérable de ce qu’il a été convenu d’appeler les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), dont l’Internet et la téléphonie mobile sont les instruments les plus spectaculaires.
L’expert-comptable a un rapport particulier à l’information. En effet, les techniques comptables et d’audit ne sont rien d’autre que le traitement, l’interprétation ou l’appréciation de l’information économique et financière qui lui est soumise.
Il est donc intéressé au premier chef, au même titre que le dirigeant d’entreprise par l’évolution des techniques de traitement de l’information qui permettent de rendre et le cabinet et l’entreprise plus performants.
Sous le terme générique d’ère numérique, nous allons consacrer notre sixième congrès, qui se tiendra à Fès les 22 et 23 octobre 2009, à la déferlante des nouveaux outils de traitement de l’information et de la communication.
«Au moment où les pouvoirs publics accordent une attention de plus en plus grande au rôle important que les TIC peuvent jouer dans l'accélération du processus de développement socio-économique, notamment à travers le plan numérique récemment présenté par le ministre de l'Industrie, du Commerce et des Nouvelles Technologies au Souverain, l'Ordre se doit d'inscrire son action dans cette dynamique porteuse de performance».
- F.N.H. : L’utilisation des NTIC devient une impérieuse nécessité. Selon vous, peut-on les considérer comme un bouleversement supplémentaire ou un tremplin pour la profession ?
- A. B. : Nous avons la chance, ou la malchance, d’être une profession en perpétuelle mise à jour, en raison des changements fréquents qui affectent la politique fiscale, par exemple, ou encore les modifications qui touchent en permanence les normes internationales d’audit dont nos propres normes sont inspirées.
En conséquence, notre faculté d’adaptation nous permet de nous approprier aisément les nouvelles techniques relevant du numérique, et de les considérer comme une opportunité pour accroître la pertinence de nos missions.
- F.N.H. : Quelle sera la valeur ajoutée des NITC dans les missions d’audit et de commissariat aux comptes accomplies par l’expert-comptable au profit des entreprises ?
- A. B. : Nous sommes convaincus que la mise en œuvre des nouvelles technologies de l’information par les commissaires aux comptes et par les entreprises, est de nature à améliorer la transparence ainsi que la qualité de l’information financière émise par celles-ci et auditée par nos membres.
En effet, l’accélération de la circulation et du traitement des données comptables et financières, permet à l’auditeur d’approfondir davantage ses investigations et de consacrer le temps ainsi gagné à mieux asseoir son appréciation de l’image fidèle que les états financiers sont censés refléter.
L'expert-comptable, à la faveur de ce nouvel environnement, voit son champ de missions s'élargir vers de nouveaux horizons tels que l'authentifcation des sites web, l'accompagnement des entreprises dans la mise en place de progiciels intégrés de gestion ou encore -pourquoi pas-, la certification de l'information numérisée.
- F.N.H. : Le contexte dans lequel opèrent désormais les experts-comptables se veut de plus en plus concurrentiel ; quel sera le rôle des TIC dans ce contexte de plus en plus mouvementé ?
- A. B. : Dans notre profession, l’avantage concurrentiel se mesure à l’aune de la qualité des prestations, de la réactivité du professionnel et du respect de l’éthique qui fonde notre Ordre.
Dans ce contexte, la maîtrise et la mise en œuvre des techniques numériques les plus récentes deviennent un atout supplémentaire de taille en termes de compétitivité.
- F.N.H. : En tant que président de l’OEC, quelle est votre estimation du degré d’informatisation dans les différents cabinets d’expertise-comptable ?
- A. B. : Je pense que l’étape de l’informatisation est aujourd’hui dépassée. En effet, tous les cabinets d’expertise comptable sont équipés d’ordinateurs et de logiciels adéquats, et ce depuis longtemps déjà. La question actuelle est de savoir quel est le seuil d’intégration des techniques modernes d’information dans la gestion du cabinet d’une part (site web, réseau de communication et de sauvegarde interne, archivage électronique…) ; et d’autre part, quel est le degré d’implication de l’expert-comptable dans la mise en place des outils numériques de traitement de l’information comptable et financière dans les entreprises qu’il conseille. Nous sommes à l’ère numérique et non plus uniquement informatique.
- F.N.H. : Votre instance ne prévoit-elle pas des mesures d’accompagnement pour aider les cabinets d’expertise, essentiellement les petits, à intégrer le système d’information ?
- A. B. : Bien entendu, c’est le rôle de l’Ordre de promouvoir la culture du numérique auprès de ses membres, à travers des actions de sensibilisation et de formation. Et notre sixième congrès en est l’illustration parfaite. Car les recommandations qui en émaneront comporteront, sans doute, des initiatives de nos instances pour encourager les cabinets à accroître, de manière substantielle, l’usage des outils numériques aussi bien dans les cabinets qu’au sein de l’entreprise.


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