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Tabagisme : Une mort à «petites taffes»
Publié dans Finances news le 26 - 09 - 2008

* Malgré l’existence d’une loi interdisant la consommation de tabac dans les lieux publics, celle-ci n’est as observée par les cafés, restaurants et autres établissements publics.
* Selon le professeur C. Nejjari, tabacologue, directeur de l'hôpital 20 août de Casablanca, un homme sur 3 fume contre 3,3 % des femmes, ce qui place le tabac dans la case des épidémies.
* Quelques informations sur la composition d’une cigarette permettent de cerner les dégâts causés par le tabac.
* Le sevrage est difficile sans assistance médicale ou médicamenteuse.
Ça «fume» durant ce mois sacré. Dans les cafés, dans les restaurants, dans la rue … le tabagisme, cette épidémie est très palpable durant le Ramadan, étant donné que la durée de consommation est réduite dans le temps, donc plus intensive. Dans les lieux publics, l’air est irrespirable malgré l’adoption d’une nouvelle loi par la Chambre des représentants le 23 juillet 2008 interdisant la consommation de tabac et de publicité dans les lieux publics : notamment les administrations, les bureaux, les établissements scolaires, les cafés dont la superficie est inférieure à 50 m2. Le volet de cette loi interdisant la vente aux mineurs n’est pas respecté et d’après le propriétaire d’un café, il n’a jamais fait l’objet de sanction pécuniaire comme le stipule cette pauvre loi ! Pourtant, il est primordial d’agir sur cette question. Dans le monde, la mortalité attribuée au tabagisme est d’environ 8,8 %. L’usage du tabac est responsable de 90 % des cancers du poumon et constitue un facteur de risque considérable pour la mortalité cardiovasculaire. Au Maroc, selon l’enquête nationale la plus récente, Marta Maroc Tabac, réalisée en 2006, sur un échantillon de 9.197 personnes âgées entre 15 et 75 ans, la prévalence globale du tabagisme est de 18 % (31,5 % chez les hommes et 3,3 % chez les femmes) contrairement à cette idée qui veut que les femmes fument plus que les hommes. Mais rien n’empêche un renversement de tendance. De même, 41,7 % rapportent être exposés au tabagisme passif. Selon le professeur Nejjari, tabacologue, Directeur de l'hôpital 20 août de Casablanca, un homme sur 3 fume contre seulement 3,3 % des femmes.
Ce qui est plus alarmant c’est que l’âge moyen du fumeur débutant diminue avec les générations. On fume ainsi de plus en plus jeune alors qu’on est de plus en plus conscient des méfaits du tabac. L’âge moyen se situe en effet vers 17 ans.
Le tabagisme,
une vraie maladie
Le corps médical marocain tend vers la prise en considération du tabagisme comme une maladie. Comme l’explique le professeur My H. Affi, une cigarette est constituée de plus de 4.000 composants chimiques dont environ cinquante sont cancérigènes. Une cigarette contient 0,8 à 1 g de tabac, et 10 à 20 mg de nicotine, cette dernière, très diffuse, passe directement dans le sang. Sur un plan purement médical, les composants de la cigarette provoquent une très forte dépendance. 80% de la nicotine est retenue dans l’organisme qui inhale la fumée. A chaque inhalation, la nicotine met un temps très court pour parvenir au cerveau, de l’ordre de 10 secondes. Elle provoque une accélération du cœur de 15 à 20 pulsations par minute, une augmentation de la tension artérielle, de 1 à 2 mm de mercure. Elle est, ce qui est beaucoup plus grave, un facteur de rétrécissement des petites artères, à l’origine d’accidents vasculaires, cardiaques et cérébraux notamment. On trouve également dans une taffe du monoxyde de carbone qui passe directement dans le sang. Ses effets sont comparables à ceux d’un poêle mal réglé ou d’une fuite de gaz.
Il se combine dans le sang à l’hémoglobine, à la place de l’oxygène, pour former la carboxyhémoglobine. Il accroît les risques cardiovasculaires.
La combustion de la cigarette libère également les substances irritantes comme l’acroléine, les phénols, l’acide cyanhydrique et les radicaux libres qui sont surtout néfastes pour les voies respiratoires.
Un fumeur d’un paquet par jour inhale 250 ml de goudrons par an, soit l’équivalent de deux pots de yaourt. Ces goudrons recouvrent les poumons d’une substance gluante brun-noir et sont les principaux responsables du développement des cancers liés au tabagisme.
Bien évidemment, ces effets néfastes se retrouvent dans tous les produits à base de tabac qu’il s’agisse de «chique» (tabac sans fumée), de narghilé ou chicha, de cigare, des cigarillos ou de la cigarette industrielle.
Sevrage plus facile sous
suivi médical
Le tabac contient probablement plusieurs substances addictives, mais la nicotine est la substance principale responsable de la dépendance au tabac. La nicotine est une drogue qui entraîne une des plus fortes dépendances. Moins de 5 % des fumeurs parviennent à s’arrêter lors d’une tentative. Cette dépendance à la nicotine implique les aspects psychologiques liés aux aspects physiques
Il est rare que la renonciation au tabac soit obtenue à la première tentative. Les rechutes sur le long terme sont fréquentes et une grande majorité des patients effectuant une tentative d’arrêt essaie 5 à 7 fois avant d’y parvenir définitivement.
Heureusement que plusieurs traitements sont actuellement disponibles, explique le Professeur A. Bahlaoui. Ce sont en général des substituts nicotiniques comme les timbres (patch) gommes à sucer ou à mâcher (2 ou 4 mg), pastilles sub- linguales, inhalateurs dont la durée d’administration peut s’étaler de 6 semaines à 6 mois. Existent également le bupropion et plus récemment la varenicline (champix). Le Docteur Bahlaoui préconise le suivi médical et la prise de traitements médicamenteux pour aboutir à un sevrage définitif. Mais tout ces efforts ne sauraient aboutir tant que la loi n’est pas respectée et que l’on fume encore dans les lieux publics, ce qui en soi encourage la récidive. p


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