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L’immatériel au cœur du développement
Publié dans Finances news le 15 - 05 - 2008

* L’irruption de l’immatériel dans le champ concurrentiel impose de nouvelles règles.
* Le Maroc ne peut développer une stratégie
fondée sur l’immatériel avec un système éducatif faiblement performant.
Une simple analyse des nations qui ont réussi montre que l’immatériel a constitué un point important dans leur stratégie. L’immatériel consiste dans le design & conception, l’investissement en R & D et en éducation, intégration de la propriété intellectuelle… Cette thématique a fait l’objet d’un colloque organisé par la fondation ONA.
Durant ce colloque, il y a eu unanimité sur l’importance des facteurs immatériels comme déterminants de la croissance. La dématérialisation de l’économie, l’importance du design, de l’innovation, de la marque ont été mis en avant comme étant des éléments déterminants de la compétitivité. A côté de ces éléments, d’autres liés à la gouvernance, au cadre législatif et à l’infrastructure informationnelle ont également été mis en avant. Aussi, il est nécessaire de souligner l’importance de ces facteurs dans le contexte des accords de libre-échange signés par le Maroc avec l’Europe et les USA. Le Maroc est ainsi appelé à passer à une logique offensive sur ce plan.
A cet égard, il est important de souligner que la transition dans les choix sectoriels à travers notamment le plan Emergence pour l’industrie et le développement des TIC, est une étape importante et contributrice à l’entrée pleine du Maroc dans l’économie de l’immatériel et de la connaissance.
Il s’agit d’une démarche qui devrait être renforcée et approfondie, en considérant notamment les conditions d’émergence de capacités scientifiques, techniques et entrepreneuriales.
Le diagnostic porté sur l’économie marocaine a permis de mettre en évidence des éléments de force sur lesquels une stratégie peut s’appuyer, mais aussi des éléments de faiblesse.
Parmi les éléments de force, on peut citer des capacités scientifiques reconnues, un tissu universitaire pouvant jouer un rôle dans le développement économique, des investissements en TIC dont les performances sont réelles. Les faiblesses résident essentiellement dans la faible insertion de l’économie marocaine dans l’économie mondiale.
L’éducation est aussi pointée du doigt. Le Maroc ne peut développer une stratégie fondée sur l’immatériel avec un système en partie défaillant. Une stratégie bien articulée est à déterminer à ce niveau.
Le positionnement géographique du Maroc est un atout qu’il faut bien mobiliser pour définir une stratégie focalisée sur le futur.


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