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Fellah : Plantes aromatiques et médicinales
Publié dans Finances news le 13 - 02 - 2014

Le Maroc est un important producteur de plantes aromatiques et médicinales (PAM).
Il est le 12ème exportateur mondial avec près de 25 millions de dollars pour les PAM cultivées et 37 millions de dollars pour celles cueillies.
Le marché mondial de ces produits pèse 64 milliards de dollars. Plus de 35.000 plantes sont utilisées dans des industries comme la pharmacie, la phytothérapie, l'herboristerie, l'hygiène... Le Maroc compte plus de 4.200 espèces végétales, dont à peine 280 sont exploitées.
C'est une véritable niche de développement qui présente de réelles opportunités et à différents niveaux. Tout d'abord, du fait de la diversité naturelle et géographique de notre pays qui englobe à la fois montagnes, plaines, désert ou autres. Le Royaume a un climat qui varie du méditerranéen, à l'aride, au continental ou au sec. La pertinence des PAM se manifeste également au niveau de l'étendue du territoire qui présente des atouts indéniables.
Sur le plan technique, les PAM sont une option intéressante pour remédier à l'étroitesse des exploitations agricoles. Pour rappel, plus de 80% des fellahs au Maroc possèdent des parcelles dont la superficie ne dépasse pas en moyenne les 5 hectares. Si l'on raisonne par le fait que la plupart de ces gens ne font que la céréaliculture et accessoirement les légumineuses, leur revenu est, dans la majorité des cas, inférieur au SMIG, surtout durant les années de sécheresse. Alors que les PAM présentent toujours une marge bénéficiaire nettement élevée. Toutefois, elles nécessitent le plus souvent un investissement et des conditions adéquates pour se développer.
Cette niche qui figure parmi les axes du Plan Maroc vert exige un effort en matière de promotion et de valorisation. Le safran marocain, par exemple, est vendu jusqu'à cinq fois sa valeur en Europe. Ce qui fait que leur commerce profite à certains réseaux.
Les PAM présentent également des opportunités en matière de recherches et développement. C'est un créneau intéressant pour les instituts spécialisés permettant de créer de l'emploi, de la valeur ajoutée et de transfert de technologie.
Les opportunités de la filière sont très importantes. Malheureusement, il n'existe pas de mesures incitatives.
Le développement de la filière se heurte à plusieurs obstacles. Il y a d'abord la rareté des compétences professionnelles, spécialisées dans la valorisation ainsi que dans la recherche & développement de nouvelles applications. Autre frein au développement du secteur, l'absence d'une réglementation spécifique. Pourtant, elle pourrait empêcher la surexploitation qui a entraîné la disparition de certaines espèces végétales (comme le thym du Nord) et en menace d'autres (telles que l'origan, le romarin ou
le pyrèthre, la rose...). D'où l'urgence de sauvegarder le patrimoine végétal.


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