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Actionnariat salariat : Une culture encore peu développée au Maroc
Publié dans Finances news le 12 - 07 - 2019

L'actionnariat salarié est un type d'épargne toujours à la traîne au Maroc.
Seules les grosses capitalisations et les groupes étrangers, via leurs filiales au Maroc, se démarquent.

Par Y. Seddik
Actionnariat salariat : Une culture encore peu développée au Maroc
Outil incontournable de fidélisation, l'actionnariat salarié reste très peu plébiscité au Maroc. A travers ce dispositif, les chefs d'entreprise font associer leurs employés à la vie financière de l'entreprise et à ses résultats. Ce mécanisme fait ainsi du salarié un actionnaire à long terme de la société, tout en permettant d'aligner les intérêts entre collaborateurs, actionnaires et dirigeants.
L'actionnariat salarié peut être mis en place via plusieurs schémas (plan d'épargne, attribution gratuite d'actions de l'entreprise, stock-options ou bons de souscription d'actions…). Ces différents schémas partagent deux points communs. D'un côté, les titres sont offerts aux salariés à des conditions préférentielles : soit à un prix décoté par rapport au prix du marché, soit au prix du marché avec une participation complémentaire de l'employeur (abondement). De l'autre, les titres acquis par les salariés sont bloqués pendant une certaine période pour favoriser la création de valeur à long terme.
Au Maroc, cette pratique reste très peu développée. Elle se limite aux grands groupes qui proposent ce mode d'épargne à leurs salariés, en leur réservant, le plus souvent, des augmentations de capital. Tout récemment, c'est les trois premières capitalisations du marché qui ont «convié» leurs salariés dans leurs tours de table. Les bancaires Banque Centrale Populaire et Attijariwafa bank, via des augmentations de capital de 2,4 Mds de DH et 2,21 Mds de DH, respectivement, et Maroc Telecom, dernier exemple en date, via sa récente OPV. L'opérateur offre 0,3% de son capital (soit 16,7% de la taille de l'opération) à un prix de 117,7 DH contre 125,3 DH pour le grand public.
Dans sa note d'information, BCP explique que l'opération a pour objectif «la motivation du personnel en l'associant à la croissance et aux résultats de la BCP, et le renforcement de l'esprit d'appartenance des membres du personnel du CPM et de ses filiales au Maroc et leur mobilisation autour des projets stratégiques du Groupe».
Parallèlement, l'introduction en Bourse d'une société est aussi l'occasion d'intéresser les dirigeants et salariés de l'entreprise à son développement. Sur les dernières années, les structurations d'IPO réalisées sur le marché prévoyaient dans la majorité des cas des types d'ordres dédiés exclusivement aux salariés de l'émetteur. Citons Marsa Maroc, Total Maroc et Résidences Dar Saada pour les cas les plus récents.
Ces tranches représentaient en moyenne environ 5% de la taille de l'opération et bénéficiaient généralement d'une décote par rapport au prix proposé au public.

Actionnariat salariat : Les filiales des groupes étrangers en tête
Par ailleurs, au cours des dernières années, plusieurs groupes étrangers ayant des filiales au Maroc ont choisi de faire bénéficier leurs salariés marocains de plans d'épargne salariale en leur ouvrant la possibilité de souscrire à des actions de la maison-mère.
Sur les six premiers mois de 2019, 7 groupes internationaux ont activé ce mode d'actionnariat. Il s'agit de Crédit Agricole, Veolia, Société Générale, Tui, Vinci, Total, Airbus SE. Le nombre de ces offres varie, au cours des 10 dernières années, entre 8 à 10 par an, avec une certaine récurrence des émetteurs qui reviennent quasiment chaque année.
Au final, ce mécanisme offre l'opportunité au salarié de se constituer une épargne progressive à des conditions avantageuses en s'exposant à un actif qu'il connaît mieux que n'importe qui : l'action de son entreprise.

Actionnariat salariat : Des incitations prévues par la loi
La législation marocaine a prévu des dispositions visant à favoriser l'actionnariat salarié avec le Plan d'épargne entreprise (PEE), introduit par la Loi de Finances 2013. A titre d'exemple, l'abondement versé par l'entreprise au salarié en vue de l'aider à constituer son épargne ne se substitue pas à un élément de salaire. L'abondement n'est ni considéré comme un complément de salaire, ni imposable sur le revenu sauf lorsqu'il dépasse 10% du montant annuel du salaire imposable.
Aussi, une autre disposition prévue par la loi permet aux salariés d'investir dans le capital de leur entreprise tout en étant exonérés de l'impôt sur les plus-values réalisées. Cet avantage fiscal est conditionné par le plafonnement des versements à 600.000 DH et par l'indisponibilité des sommes épargnées sur le PEE pendant une durée minimale de 5 ans. Les produits générés par le portefeuille doivent également être conservés pendant la période de 5 ans. ◆


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