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Maroc-Iran
Publié dans Finances news le 24 - 03 - 2005

La visite de l’ancien Premier ministre Abderrahmane Youssoufi à Téhéran en janvier 2001, a constitué le point de départ pour le développement des relations bilatérales entre le Maroc et la république islamique d’Iran. Où en sont aujourd’hui ces relations ?
Dans une économie globalisée, il est nécessaire pour un pays en voie de développement, tel le Maroc, de diversifier ses partenaires et trouver de nouveaux marchés. Le Royaume a fait ce choix depuis la décennie 90 et a conclu plusieurs accords de coopération économique avec différents pays amis.
La visite d’Abderrahmane Youssoufi, ancien Premier ministre, en Iran en 2001 a ouvert une nouvelle page dans les relations bilatérales entre les deux pays. Lors de cette visite historique de Youssoufi, cinq accords de coopération avaient été signés et la Commission mixte maroco-iranienne mise en place. Il a été convenu de créer une société mixte chargée de promouvoir les échanges entre les deux pays, ainsi que la constitution d’une chambre mixte maroco-iranienne de commerce et d’industrie.
Depuis la signature de ces accords, plusieurs ministres et hauts responsables des deux pays ont effectué des visites de travail à Rabat et Téhéran. Malgré la volonté exprimée par ces responsables de hisser les échanges économiques et commerciaux entre les deux pays, la plupart des accords signés n’ont pas connu de suite dans la réalité.
Des échanges limités
Les échanges commerciaux se limitent aujourd’hui au pétrole et aux phosphates. Ils se chiffrent à quelque 300 millions de dollars. Pourtant, l’Iran, qui compte 70 millions d’habitants, peut constituer une plate-forme et une base de départ pour la conquête des marchés avoisinants avec leurs 350 millions d’habitants, soit l’équivalent du marché européen. Vu sa proximité avec l’Europe et l’importance des réformes économiques qu’il a entreprises, le Maroc peut également intéresser les investisseurs iraniens.
Quatre ans après la signature des accords commerciaux avec l’Iran en janvier 2001, le niveau de la coopération économique entre les deux pays reste en-deçà des attentes.
Il est à noter que l’Iran s’intéresse à l’expérience marocaine dans le domaine de la douane, de l’assurance, des exportations ainsi que d’autres secteurs productifs. Aujourd’hui, la diplomatie des deux pays doit faire preuve de plus de dynamisme pour activer les relations bilatérales et mettre en pratique les accords signés.
La structure de l’économie iranienne
Malgré les huit ans de guerre contre l’Irak et les sanctions américaines, l’Iran s’efforce de maintenir ses équilibres macroéconomiques. En 2004, la république islamique d’Iran a enregistré un taux de croissance de 4,9%.
Mais, le rythme de la croissance économique paraît insuffisant pour absorber la hausse de la population active et permettre une progression significative du PIB par habitant. Le défi de l’économie iranienne, caractérisée par sa forte dépendance vis-à-vis des exportations pétrolières, réside aujourd’hui dans la diversification des productions. Le gouvernement de Khatami a néanmoins réussi à mettre en œuvre un certain nombre de réformes : le taux de change a été unifié, le tarif douanier, qui limite les importations, a été progressivement adapté pour passer d’un système non-tarifaire au système tarifaire exigé par une éventuelle entrée à terme de l’Iran au sein de l’OMC.
Une réforme fiscale a été également introduite en mars 2003. Ainsi, les nouveaux barèmes fiscaux ont été réduits de 54% à 25% pour l’impôt sur les bénéfices; ce qui constitue un encouragement important pour les entreprises tant locales qu’étrangères. Il est à signaler également qu’une nouvelle loi sur l’attraction et la protection de l’investissement étranger en Iran a été adoptée en 2002.
Le pétrole constitue la source principale des revenus de ce pays. Il représente 82% des recettes à l’exportation et plus de 55% du Budget de l’Etat. Le sous-sol iranien recèle 9% des réserves mondiales de pétrole (5ème rang) et 15% des réserves mondiales de gaz (2ème rang).
L’agriculture et l’industrie participent à raison de 30% au PIB et le secteur des services y contribue pour près de 50%. Les célèbres tapis persans, les pistaches et le caviar sont les principaux produits exportés par l’Iran. Les tapis représentent 8% des recettes à l’exportation et les pistaches 2,5%.
Les perspectives de l’économie iranienne sont bonnes. Le taux de croissance devrait être supérieur à 5% pour l’année en cours. L’économie persane offre aujourd’hui des opportunités d’affaires qu’il faut saisir et le Maroc et l’Iran ont intérêt à redynamiser leur coopération économique et commerciale.


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