François Lounceny Fall, ancien Premier ministre de la Guinée : "le partenariat avec le Maroc est appelé à se renforcer"    La rentrée judiciaire marquée par une large opération de révision des Avis de Recherche    LDC : Les FAR tenues en échec après un match intensément disputé et une première période aboutie    CCAF : Deuxième succès d'affilée pour le Wydad    LDC: Deuxième succès de la RSB, in extrémis et renversant à la fois    Réseaux sociaux : Avec l'arrestation de Soukaina Benjelloun, la traque des influenceurs se poursuit    Cinéma : Coup d'envoi en grande pompe du Festival de Marrakech    MRE : Les transferts de fonds augmentent à près de 103 MMDH à fin octobre    ADM : L'autoroute Tit Mellil-Berrechid entre en service    Le Maroc organise à Athènes le 1er Symposium international méditerranéen « Atlas »    Initiative Royale Atlantique. Le Maroc trace la nouvelle géopolitique du continent    Le FIFM 2025 rend hommage à l'icône égyptienne Hussein Fahmy    Bjijou: Grâce à la Vision éclairée de SM le Roi, le Maroc a engagé une réforme ambitieuse pour anticiper les crises sanitaires et renforcer la gouvernance du système de santé    Paiements électroniques : la fin d'une ère monopolistique, l'aube d'un nouvel écosystème monétique    France : l'Assemblée nationale unanime contre l'accord UE-Mercosur    Rabat: l'Ambassade du Gabon organise une rencontre artistique    Cinq recettes médiévales de couscous à connaître    DARI célèbre la passion du football avec son édition collector "Champions Pasta"    Trump annonce une politique d'immigration stricte après la mort d'un soldat américain    SM le Roi félicite le Président mauritanien à l'occasion de la fête nationale de son pays    Ouverture d'une nouvelle agence clientèle de la SRM Casablanca-Settat en milieu rural dans la province de Benslimane    Dari launches champions pasta celebrating Atlas Lions and Moroccan football    Manifestación para exigir la disolución del Consejo Nacional de la Prensa, el ministro se niega a dialogar con los «nihilistas»    Rougeole: Les décès en baisse de 88 % depuis 2000, mais les cas explosent    Réélection du Maroc à la Vice-Présidence du Programme Hydrologique Intergouvernemental (PHI) de l'UNESCO    Un quart des Espagnols envisage la possibilité d'une guerre avec le Maroc    Manifestation pour exiger la dissolution du Conseil national de la presse, le ministre refuse de dialoguer avec les «nihilistes»    Mondial féminin de futsal : «Les joueuses méritent leur qualification» (Adil Sayeh)    Le photographe marocain Hicham Benohoud remporte le prix du PhotoBook de l'année    L'Humeur : « Stand up », franche rigolade sans humour    Examens rassurants pour Sofyan Amrabat après son violent choc jeudi avec Isco    Le souffle de l'Atlas dans une édition exceptionnelle au-delà de la mode, au cœur de l'identité et de la mémoire — Caftan Week, 26e édition : quand les montagnes deviennent couture, identité et beauté    Football : Al Omrane devient sponsor officiel des équipes nationales    AIF Market Days 2025: Plus de 15,2 milliards de dollars d'intérêts d'investissement    Médias : Rabat désignée capitale arabe de l'information pour 2026    La Somalie réitère son soutien à l'intégrité territoriale du Maroc et salue l'adoption de la résolution 2797    Nayef Aguerd de retour à la compétition samedi face à Toulouse    Elections: Deux projets de loi adopté en commission à la Chambre des représentants    The Moroccan Fair: un nouveau rendez-vous international pour les marques marocaines    ONCF : un CA global prévisionnel de plus de 5 MMDH en 2025    Vladimir Poutine attendu en Inde pour une visite d'Etat les 4 et 5 décembre    CAN Maroc 2025 : le Maroc s'illustre aussi au sifflet    En pleine tension en Ukraine, la France instaure le service militaire volontaire à partir de l'été prochain    Le Maroc et L'Espagne tiennent la prochaine session de la Réunion de Haut Niveau les 3 et 4 décembre à Madrid    S.A. la Princesse Lalla Zineb préside l'Assemblée Générale de La Ligue Marocaine pour la Protection de l'Enfance    Fusillade à Washington: le FBI enquête sur un éventuel acte terroriste    ECOFEST : le Sénégal lance la première édition    Akhannouch préside une réunion de haut niveau avec les représentants du GAFIMOAN    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Pourquoi l'OMS est-elle inefficace face au Coronavirus ?
Publié dans Barlamane le 10 - 04 - 2020

L'Organisation mondiale de la Santé est en train de vivre l'une de ses plus grandes crises, alors que la pandémie de coronavirus ravage le monde. « Attaquée par Trump et ignorée par nombre de ses membres les plus puissants, l'Organisation mondiale de la santé est confrontée à une crise majeure », écrit le quotidien britannique The Guardian.
« L'OMS est, pour une raison quelconque, financée en grande partie par les États-Unis, mais très centrée sur la Chine », a tweeté Donald Trump le 7 avril. A travers ce tweet, Trump a pris le risque d'une crise diplomatique avec l'institution sanitaire au coeur de la riposte. Cependant, affirme The Guardian, cela n'est qu'une parmi les nombreuses critiques auxquelles l'OMS fait face actuellement. Même certains partisans de l'organisation au sein de plusieurs gouvernements, du monde universitaire et des ONG affirment que depuis le début de la crise des coronavirus, l'OMS a cédé aux intimidations nationalistes, a salué les mesures de quarantaine draconiennes et n'a pas réussi à protéger l'ordre international libéral.
C'était comme si « l'OMS refusait d'exercer son autorité », écrit The Guardian. En réalité, l'OMS n'a aucun pouvoir coercitif. Contrairement aux organismes internationaux tels que l'Organisation mondiale du commerce, l'OMS, qui est un organisme spécialisé des Nations unies, n'a pas la capacité de lier ou de sanctionner ses membres. Son budget de fonctionnement annuel, d'environ 2 milliards de dollars en 2019, est inférieur à celui de nombreux hôpitaux universitaires, et réparti entre un éventail vertigineux de projets de santé publique et de recherche, informe le quotidien britannique.
L'OMS « a été privée de pouvoir et de ressources », a déclaré Richard Horton, rédacteur en chef de l'influent journal médical The Lancet, cité dans l'article de The Guardian. « L'autorité de coordination de l'OMS et ses capacités sont faibles. Sa capacité à diriger une réponse internationale à une épidémie potentiellement mortelle est inexistante », estime l'expert. En même temps, l'ordre international sur lequel s'appuie l'OMS s'effrite, alors que le nationalisme agressif progresse dans le monde.
The Guardian rappelle que malgré des inquiétudes croissantes face au coronavirus – à la mi-janvier, la Chine a refusé la demande de l'OMS d'envoyer une équipe d'observateurs scientifiques dans la province du Hubei, le centre de l'épidémie. Au lieu de forcer la Chine à la transparence, le 28 janvier, Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS, a organisé une réunion à huis clos avec Xi Jinping à Pékin. Et deux jours plus tard, il a salué les efforts chinois pour contenir la maladie, déclarant que la Chine «établissait une nouvelle norme pour le contrôle des épidémies». Élu directeur général de l'OMS en juillet 2017, Tedros a été soutenu par un bloc de pays africains et asiatiques, dont la Chine, qui a une influence considérable sur ces membres. Tedros, fait savoir The Guardian, était très controversé et est soupçonné d'avoir dissimulé une épidémie de choléra pendant son mandat de ministre de la Santé en Ethiopie, son pays d'origine.
L'OMS a sacrifié beaucoup de sa crédibilité en ignorant les bévues évidentes de la Chine en décembre et janvier, écrit The Guardian. Ainsi l'argument sur l'influence de la Chine fait rage depuis des semaines, notamment depuis que le gouvernement de Taïwan a affirmé que l'OMS avait ignoré ses premiers rapports de transmission interhumaine de coronavirus.
Côté financement, l'OMS s'est heurtée à la sourde oreille des pays occidentaux, même après avoir déclaré que le coronavirus était une pandémie. Le 5 février, l'OMS a demandé 675 millions de dollars pour financer sa réponse au coronavirus jusqu'en avril. Jusqu'au 4 mars, l'OMS n'avait reçu que 1,2 million de dollars. Même son de cloche, côté mobilisation. Les pays ont ignoré à plusieurs reprises les conseils de l'OMS. Au Royaume-Uni, la réponse a été erratique, oscillant entre les normes de l'OMS et ses propres stratégies, telles que la poursuite désormais discréditée de «l'immunité collective». Les États-Unis n'ont pas recommandé de fermetures d'écoles ou d'éviter les déplacements avant le 16 mars. En Suède, les restaurants sont toujours ouverts. Avant la déclaration de « pandémie », les matchs de Premier League se déroulaient encore et les États-Unis avaient organisé des élections primaires.
La montée du nationalisme ronge le monde aussi. La solidarité est jetée aux oubliettes. Par exemple, le service de santé anglais a commandé des millions de masques à une société française nommée Valmy SAS. Mais début mars, le gouvernement français a réquisitionné tous les masques produits dans le pays, et ces masques ne sont jamais arrivés en Grande-Bretagne. Cette semaine, l'Allemagne a accusé les États-Unis d'avoir saisi une cargaison de masques à destination de Berlin depuis un port de Thaïlande. Tandis que l'Allemagne avait auparavant envoyé des inspecteurs à l'usine d'une entreprise américaine à Jüchen pour s'assurer que leurs masques médicaux n'étaient pas exportés contre les ordres du gouvernement.
Le manque de coopération internationale dépasse de loin les capacités de l'OMS à y remédier, écrit The Guardian. L'OMS perd de plus en plus de son important, conclut le média britannique.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.