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Réunion ministérielle du Conseil de Paix et de Sécurité de l'Union Africaine
Publié dans Barlamane le 27 - 09 - 2019

Le Maroc a organisé, le 27 septembre, en marge de la 74ème session de l'Assemblée Générale des Nations unies, une Réunion Ministérielle du Conseil de Paix et de Sécurité de l'Union Africaine, consacrée au thème de «l'interdépendance entre paix, sécurité et développement : vers un engagement collectif pour l'action».
La réunion ministérielle s'est déroulée en la présence de plusieurs intervenants, notamment Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission de l'Union africaine, Nasser Bourita, ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, Sameh Choukri, Ministre égyptien des Affaires étrangères ainsi que Smaïl Chergui, Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l'Union Africaine
Cette réunion s'inscrit dans une conjoncture sécuritaire de plus en plus délicate pour les pays du Sahel. L'accent a été mis sur l'importance d'un engagement sécuritaire collectif, puisque la sécurité et le développement constituent des conditions essentielles d'une paix durable sur le continent africain. En effet, la nature des défis et des menaces sécuritaires émergentes sur le continent africain consacre davantage l'interdépendance entre paix, sécurité et développement. L'acte constitutif de l'UA et le Protocole du CPS, ainsi que l'Agenda de développement de l'UA et la Feuille de Route principale de l'UA sur les mesures pratiques pour faire taire les armes en Afrique à l'horizon 2020, consacrent les corrélations, multiples et complexes, qui existent entre paix, sécurité et développement.
Les participants ont également fait état des progrès réalisés sur le plan du développement socio-économique sont d'une importance capitale pour prévenir tant l'apparition que la reprise de conflit. L'expérience a démontré que l'absence de conditions favorables au développement socio-économique engendre souvent des contextes propices à l'instabilité et l'insécurité sur le continent. Sauf que l'absence ou l'inefficacité des politiques publiques adaptées, ainsi que les difficultés rencontrées par certains Etats africains à assurer un développement durable de certaines zones frontalières, attisent les tensions et confèrent une dimension transnationale aux différends locaux.
Il s'agit de mettre en place des politiques de développement socio-économique durable au cœur de l'agenda sécuritaire des pays africains, demeure une approche fondamentale dans la réussite des efforts de prévention, de gestion et de reconstruction.L'interdépendance entre paix, sécurité et développement est consacrée dans le préambule de l'Acte constitutif où les Chefs d'Etat expriment leur conscience « du fait que le fléau des conflits en Afrique constitue un obstacle majeur au développement socio-économique du continent, et de la nécessité de promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité, comme condition préalable à la mise en œuvre de notre agenda dans le domaine du développement et de l'intégration ».
Pour ce faire, plusieurs engagaments ont été ratifiés notamment le protocole du CPS, qui consacre cette interdépendance, à la fois en tant que principe et objectif du Conseil. A cet égard, l'article 4 du Protocole cite parmi les principes du CPS «l'interdépendance entre le développement socioéconomique et la sécurité des peuples et Etats». L'article 3 du protocole souligne que parmi les objectifs du CPS, figure la promotion de «la paix, la sécurité et la stabilité en Afrique, en vue d'assurer la protection et la préservation de la vie et des biens, le bienêtre des populations africaines et de leur environnement, ainsi que la création de conditions propices pour un développement durable».
Conscient de cette relation dialectique entre « paix et développement », le Maroc n'épargne aucun effort pour contribuer, dans le cadre d'une politique solidaire et agissante, et d'une coopération sud-sud effective, aux efforts de développement et de stabilisation de l'Afrique.
Le Maroc croit, ainsi, fermement que la réponse aux défis sécuritaires sous toutes ses formes, aux insuffisances de développement et aux injonctions de la vie moderne de plus en plus mondialisée et globalisée, passe nécessairement par l'action concertée sur le terrain, main dans la main, et une mutualisation des efforts pour un avenir plus prometteur pour les générations africaines futures.
Le Maroc, convaincu que le CPS a les capacités requises pour contribuer effectivement au règlement des différends en Afrique et à la réduction des facteurs d'instabilité, organise cette rencontre afin d'amener tous les acteurs concernés par la paix et la sécurité en Afrique à échanger, et ce, en vue de concrétiser plusieurs objectifs, notamment : la définition d'une vision commune concernant le lien entre paix, sécurité et développement, l'identification des voies et moyens pour concrétiser le principe consacré de l'interdépendance entre paix, sécurité et développement, pouvoir assurer la synergie et la coordination nécessaires entre les différents organes en charge du développement et de la paix et la sécurité, au niveau de l'Union africaine.
S'y ajoute l'importance de renforcer l'harmonisation et la coordination entre les différentes initiatives onusiennes et africaines et de définir les voies et moyens les plus efficients en vue d'intégrer, systématiquement, la perspective de l'interdépendance entre paix et sécurité et développement dans l'ensemble des stratégies et programme de l'Union, de ses organes et institutions ainsi que de ses Etats membres en vue de traduire en actions concrètes l'engagement collectif et partagé visant atteindre les objectifs de la paix, de la sécurité et du développement durable sur le Continent ;
Parmi les réalisations du Royaume lors de sa présidence du CPS : la levée de la suspension de la participation du Soudan aux activités de l'UA, la célébration du mois d'amnistie en Afrique, et la tenue de la réunion ministérielle du CPS sur l'interdépendance entre paix, sécurité et développement. La réunion a également été l'occasion de rapprocher les points de vue entre le Kenya et la Somalie au sujet de la requête kenyane d'examen par le CPS de leur différend territorial maritime, ainsi que d'une réunion sur l'impact des changements climatiques sur les Etats insulaires africains.


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