La standardisation du financement du tennis national, la mise en place d'un programme de détection des jeunes à fort potentiel et la formation initiale et continue des enseignants formateurs figurent parmi les principaux axes du plan d'action de Fayçal Laraïchi. Après cinq mois à la tête de la Fédération royale marocaine de tennis (FRMT), Fayçal Laraïchi se penche sur l'exécution des grandes lignes de son plan d'action. Il a expliqué dernièrement que son programme vise notamment à élargir la base des pratiquants, accorder davantage d'intérêt à la formation à tous les niveaux, développer le tennis de haut niveau et encourager les talents à travers l'octroi de primes et renforcer les ressources financières de la Fédération. «Il y a plusieurs facteurs clés de succès dont la précocité du travail effectué sur les jeunes, le ratio nombre de pratiquants-population, et la durée du travail accompli, sachant qu'une carrière professionnelle se construit en moyenne en dix années, 1.000 matches de compétition, et 10.000 heures d'entraînement», a déclaré à ALM, Fayçal Laraïchi, président de la FRMT. Et d'ajouter que, «la suprématie et le développement dans cette discipline résident dans le nombre de pratiquants et le nombre de licenciés qui pourra atteindre jusqu'à 40 mille. Il est aussi question de la capacité de faire accéder au circuit professionnel et en particulier au top 100 un nombre important de joueurs et ce de manière régulière». Le successeur de Mohamed M'jid est donc conscient de la crise de résultats que connaît le tennis national au niveau national et africain. Khalid Afif, directeur technique de la FRMT, a également précisé que : «ce plan est une bonne initiative qui vise une infrastructure privée tennistique de qualité, d'un calendrier riche en tournois nationaux et internationaux, et d'une position de leader sur le continent (Champion d'Afrique 2008 et 2009), peine à faire évoluer ses joueurs professionnels vers le haut du classement mondial». À ce moment aussi, tous les indices témoignent d'un réel changement qui s'installe pour ouvrir une nouvelle page ambitieuse de la politique sportive nationale. Les sources de financement potentielles sont les recettes des licences, la subvention du ministère de la Jeunesse et des Sports, la contribution du CNOM, ainsi que les recettes du sponsoring. Le budget prévisionnel pour la mise en œuvre de ce plan d'action de manière progressive entre 2010 et 2013 exige un budget prévisionnel allant de 22 MDH en 2010 à 32 MDH en 2013. En conclusion, M. Laraïchi a déclaré expressément qu'il compte sur le staff technique de la FRMT pour l'appuyer en vue de réaliser ces objectifs.