UGTM : Youssef Allakouch succède à Naam Miyara    Le Roi félicite la présidente tanzanienne à l'occasion de la fête nationale de son pays    Transformation agroalimentaire: Le Maroc, référence pour la coopération Sud-Sud    Le "Mérinos Précoce" français, levier pour renouveler le cheptel marocain?    Youssef Allakouch nommé nouveau DG de l'UGTM    SM le Roi félicite la présidente tanzanienne à l'occasion de la fête nationale de son pays    Meilleur buteur de Ligeu 2, Tawfik Bentayeb propulse Troyes en Ligue 1    Ecoles pionnières : Akhannouch à Meknès pour un point d'étape sur la réforme éducative    Solidarité. Le Maroc condamne l'attaque armée ayant visé une réception à Washington en présence du Président Trump    Le patrouilleur marocain Avante 1800 franchit une étape clé avant sa livraison    Une double distinction internationale pour Attijariwafa bank    CAN U17 au Maroc : La CAF introduit un format festival pour les compétitions de jeunes    UFC : Après 8 victoires consécutives, Youssef Zalal s'incline par décision    La Razón : le Maroc modernise une base aérienne près de Dakhla dans le cadre d'un partenariat stratégique avec Washington    Base aérea de Bir Anzarane: Un pilar estratégico de las FAR fortalecido en el corazón del Sahara    The Algerian army kills three Sahrawis from the Tindouf camps    Bir Anzarane air base: A strategic FAR asset strengthened in the heart of the Sahara    Botola: Nul entre le Wydad Casablanca et le Kawkab Marrakech    Belgique: les citoyens refusent de ralentir la transition climatique    LGV Kenitra-Marrakech. Le chantier avance à grande vitesse    SIAM 2026. Alliances stratégiques pour une agriculture plus durable    Mali: Guterres condamne les attaques et appelle à un soutien international    FLAM 2026 : Marc Alexandre OHO BAMBE ou le pouvoir de résister avec les mots    L'armée algérienne tue trois Sahraouis des camps de Tindouf    Détroit d'Ormuz: L'Allemagne envisage un déploiement naval en Méditerranée    Pour contrer la révision du mandat de la MINURSO, l'Algérie sollicite l'appui de la Russie    SIAM 2026 : la diplomatie agricole en action    Football : Azzedine Ounahi dans le viseur du Manchester City    Bourse de Casablanca : les échanges hebdomadaires avoisinent 1,93 milliards de DH    Mohamed Chouki met en avant les réalisations sociales de l'exécutif    Mali : Le Maroc suit avec «préoccupation les attaques terroristes»    Le vice-secrétaire d'Etat américain en visite au Maroc et en Algérie : Washington accentue la pression sur le régime algérien et renforce son partenariat stratégique avec Rabat    ONU : Staffan de Mistura voit une chance historique pour résoudre le conflit du Sahara    Lancement de l'événement Rabat, capitale mondiale du livre 2026    Maroc : Un partenariat renforcé avec l'Autorité du livre de Sharjah    Diaspo #438 : Mériame Mezgueldi célèbre les chibanis par l'art figuratif    Un média américain : Díaz pressenti pour renforcer les chances du Maroc de briller lors du prochain Mondial    Othmane Maamma en mission : convaincre Mohamed Ouahbi et affoler le mercato    Scandale financier au Kenya : le président de la fédération suspendu    China's Ambassador from Meknes: The International Agriculture Fair... a platform for sustainable development and continued cooperation with Morocco in this field    L'ambassadrice de Chine depuis Meknès : le Salon international de l'agriculture..une plateforme pour le développement durable et une coopération continue avec le Maroc dans ce domaine    Orientation post-bac : le grand déséquilibre du système universitaire    AGENTIS signe une première avec le PET-IRM au Maroc    Morocco and Switzerland expressed their determination on Friday in Bern to further strengthen their political dialogue and bilateral partnership.    COMEDIABLANCA revient pour une 3e édition    « She Did It Again » : Tyla revisite la pop des années 2000    Le Festival Printemps Musical des Alizés revient pour une nouvelle édition à Essaouira    Festival Mawazine : La 21ème édition du 19 au 27 juin 2026    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Transition démographique : Ce qui attend le Maroc en 2050
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 21 - 05 - 2019

Au Maroc, la population urbaine est appelée à continuer de croître de 1% entre 2018 et 2050 pour atteindre 32 millions d'habitants en 2050 contre 21,9 millions en 2018.
L'évolution de la population au Maroc sur les 30 prochaines années aura des impacts importants dont les effets se feront ressentir dans plusieurs domaines, à savoir l'emploi, la protection des personnes âgées, l'urbanisme, l'eau et la santé. C'est l'un des principaux constats qui ressort de la dernière édition «Les Cahiers du plan» du HCP du mois de mai sur la thématique «Démographie maghrébine : Situation et perspectives». Le Maroc compte 35,2 millions d'habitants en 2018, sa population atteindra 43,5 millions en 2050 avec un taux d'accroissement démographique de 0,7% entre 2018 et 2050.
En dépit de ce faible taux d'accroissement, le Maroc et l'Algérie continueraient à abriter 77,2% de la population du Maghreb en 2050. Au Maroc, la population urbaine est appelée à continuer de croître de 1% entre 2018 et 2050 pour atteindre 32 millions d'habitants en 2050 contre 21,9 millions en 2018. Ainsi, le taux d'urbanisation passera de 62,4% en 2018 à 73,6% en 2050. Selon cette étude du HCP, les concentrations urbaines au Maroc à l'instar des autres pays du Maghreb engendreront des problèmes de diverses natures, notamment en matière d'emploi, de logement, d'accessibilité aux services de santé, d'approvisionnement en eau potable et en énergie, voire de pollution et de traitement des déchets. De ce fait, une partie de la population urbaine se trouverait marginalisée et ne disposerait pas de moyens suffisants pour échapper à la pauvreté.
Une population active qui ne cessera de croître et un chômage difficile à résorber
La progression de la population active et des personnes âgées constituera le principal défi de la transition de la structure par âge de la population. La population active (15-59 ans) devrait continuer de croître tout au long de la période 2018-2050, passant de 22,3 millions à 26,1 millions, soit un taux d'accroissement annuel moyen de 0,5% durant la période 2018-2050. La population en âge de travailler pèsera moins dans le futur puisque son poids passerait de 61,8% en 2018 à 57,3% en 2050. Cela dit, le Maroc est aujourd'hui confronté à un défi de taille qui est l'insertion sur le marché du travail d'une population active jeune et en voie de féminisation.
L'étude du HCP signale que l'insertion des jeunes sur le marché du travail se heurte à un modèle de développement économique insuffisamment créateur d'emplois, auquel viennent s'ajouter des formations en décalage avec les besoins du marché et un déficit d'emplois décents dans le secteur formel. Vu l'étroitesse du système économique, il sera difficile de résorber le chômage dont les taux sont déjà élevés. Au Maroc, le taux de chômage évolue en dents de scie ces dernières années et reste à un niveau élevé (10,2% en 2017). Il concerne 1,2 million de personnes sur près de 12 millions d'actifs et affecte davantage les femmes qui connaissent déjà un faible taux d'emploi.
A noter que seule 1 femme sur 4 en âge de travailler a un emploi. Les jeunes, les femmes, les citadins et les diplômés du supérieur sont de loin les plus touchés par le chômage qui est généralement de longue durée. Il est aussi important de relever qu'au Maroc, le nombre d'emplois avec contrat et couverture sociale reste limité. Un peu plus d'un actif occupé âgé de 15 ans et plus sur 5 (22,5 %) a une couverture médicale liée à l'emploi qu'il exerce, et 20,9% de ces actifs occupés sont couverts par un système de retraite. La lourdeur et les restrictions du code du travail (salaire minimum, faible flexibilité, contraintes de licenciement) contribuent à rigidifier l'offre d'emploi des entreprises et expliquent également la difficulté d'accès à l'emploi formel.
Vieillissement de la population : La hausse des dépenses de santé est inévitable
Le Maroc devra faire face à un autre défi de taille qui est le vieillissement de sa population à l'horizon 2050. Ce vieillissement rapide de la population s'explique par la baisse de la fécondité (2,2 enfants par femme) et l'allongement de l'espérance de vie. Ce vieillissement a de graves répercussions sur les régimes de retraite. La progression du poids relatif des personnes âgées et l'élargissement de la couverture sociale aux salariés non couverts risquent de se traduire par une pression sur les régimes de retraite en place.
D'où l'intérêt de veiller aujourd'hui à préserver la viabilité financière des régimes de protection sociale et de s'interroger sur les réformes de leur financement et de leur fonctionnement. L'autre conséquence importante du vieillissement de la population est l' augmentation des dépenses de santé. Celle-ci résulte d'une consommation de services de soins et de médicaments des personnes âgées supérieure à celle du reste de la population.
Ce qui aura pour conséquence d'entraîner des répercussions lourdes sur les finances publiques. Ainsi, l'augmentation de la fréquence des principales pathologies du vieillissement de longue durée, notamment les cancers, les maladies cardio-vasculaires, le diabète, les troubles neurologiques et mentaux… hausseraient le coût de la santé. En outre, sous l'effet de la nucléarisation et la réduction de la taille de la famille, un essoufflement de la solidarité familiale est prévisible. Ce qui aura pour conséquence une augmentation de la prise en charge sociale institutionnelle des personnes âgées.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.