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31 mai : Journée Mondiale sans tabac : Luttons ensemble contre ce fléau
Publié dans Albayane le 31 - 05 - 2011

Comme chaque année et à pareille époque, la communauté internationale célèbre la journée mondiale sans tabac. On ne le dira jamais assez, mais le tabagisme est un véritable fléau qui est responsable de plus de 5 millions de décès par an.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que d'ici 2020, le tabac sera la principale cause de décès et d'incapacité, avec plus de 10 millions de victimes par an. Le tabagisme entraînera alors plus de décès à travers le monde que le Sida, la tuberculose, la mortalité maternelle, les accidents de voiture, les suicides et les homicides combinés... Cette journée, organisée chaque année le 31 mai, est axée autour des dangers du tabac pour la santé et de l'action antitabac de l'OMS. Le tabagisme, qui provoque actuellement la mort d'un adulte sur dix sur la planète, est la deuxième cause de décès au niveau mondial.
L'Assemblée mondiale de la Santé a institué la Journée mondiale sans tabac en 1987 pour faire mieux connaître, partout dans le monde, l'épidémie de tabagisme et ses effets mortels.
Elle donne l'occasion de faire passer certains messages spécifiques en matière de lutte antitabac ainsi que de susciter l'adhésion à la Convention-cadre de l'OMS pour la lutte antitabac. Le tabagisme est la plus importante épidémie évitable que doit affronter la communauté sanitaire.
La consommation de tabac est la principale cause de décès évitable, et on estime qu'elle tue chaque année plus de 5 millions de personnes dans le monde.
La plupart de ces décès surviennent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.
Si l'on ne fait rien, la différence entre le nombre de décès relevés dans ces pays et le nombre de décès dans les pays a revenu élevé devrait encore s'accentuer dans les prochaines décennies. Si les tendances se confirment, le tabac fera chaque année plus de 8 millions de victimes dans le monde d'ici à 2030, 80% de ces décès prématurés survenant dans les pays à revenus faible ou intermédiaire. Si l'on n'agit pas plus vite, le tabac pourrait faucher un milliard de vies, voire plus, d'ici la fin du siècle.
Pourquoi le tabac est-il une priorité
de la santé publique ?
Le tabac tue plus de 5 millions de personnes par an. Il est responsable d'un décès d'adulte sur dix. Parmi les cinq principaux facteurs de risque de mortalité, c'est la cause de décès le plus facilement évitable. Onze pour cent des décès dus aux cardiopathies ischémiques, la première cause de mortalité au niveau mondial, sont attribuables à la consommation de tabac, de même que plus de 70% des décès par cancer du poumon, de la trachée et des bronches. Si les tendances actuelles se poursuivent, le tabagisme tuera plus de 8 millions de personnes par an d'ici 2030. Sur plus d'un milliard de fumeurs dans le monde, plus de la moitié mourront prématurément d'une maladie liée au tabac.
Les coûts économiques du tabagisme sont tout aussi dévastateurs et ne se limitent pas aux dépenses de santé publique pour traiter les maladies provoquées par le tabac. Les victimes meurent pendant la période la plus productive de leur vie, privant les familles de leur soutien et les nations d'une main d'œuvre en bonne santé. Quand ils sont encore en vie, les fumeurs sont aussi moins productifs en raison de l'augmentation de la morbidité.
Il y a un lien indissociable entre le tabac et la pauvreté. De nombreuses études ont montré que, dans certains pays à faible revenu, les ménages les plus pauvres consacraient jusqu'à 10 % de leurs dépenses au tabac. Cela signifie que ces familles ont moins d'argent pour satisfaire des besoins essentiels comme l'alimentation, l'éducation ou les soins. En plus des effets directs sur la santé, le tabac conduit à la malnutrition, à une augmentation des dépenses de santé et à des décès prématurés. Il contribue également à augmenter l'illettrisme, en détournant de l'argent qui aurait pu être dépensé pour l'éducation.
Les Marocains grillent 15 milliards
de cigarettes / an
A l'instar de la communauté internationale, le Maroc célèbre lui aussi la journée mondiale sans tabac. Cette journée, nous la célébrons à notre façon, il y aura certainement quelques initiatives isolées ici ou là pour organiser quelques conférences qui aborderont la problématique du tabagisme. Il y aura aussi quelques réactions d'associations. La Tv, la radio seront de la partie avec comme d'habitude un reportage, une ou deux interventions en direct et puis quelques coups de fils …Pendant ce temps, des centaines de milliers de cigarettes seront grillées, des malades atteints de bronchites, de broncho-pneumopathie chronique obstructive, de cancer du poumon seront hospitalisés.
Il est clair que le tabagisme prend des proportions alarmantes chez nous. Ce constat n'est pas nouveau, cela fait des années et des années que nous ne cessons de tirer la sonnette d'alarme sur ces mêmes colonnes pour dénoncer le mal qui est inhérent au tabagisme. Un drame qui ronge chaque jour un peu plus une frange importante de notre population. Le tabagisme est une pratique très répandue surtout au sein de notre jeunesse.
Les Marocains consomment plus de quinze milliards de cigarettes par an sans parler des cigarettes vendues en contrebande.
Des sujets jeunes
Selon les résultats d'une enquête, menée en 2006 par le Pr Chakib Nejjari et son équipe de la Faculté de médecine de Fès, enquête qui a concerné un échantillon de 9197 sujets âgés entre 15 et 75 ans, représentatif de toute la population marocaine. La prévalence globale du tabagisme est de 18% (14,5% de fumeurs quotidiens, 3,5% de fumeurs occasionnels), 31,5% chez les hommes et 3,3% chez les femmes; 11,4% sont des ex-fumeurs.
L'âge moyen de la première cigarette est 17-18 ans, aussi bien en milieu urbain que rural. Si l'on se concentre sur le fumeur quotidien (FQ), 28% des fumeurs quotidiens sont compris dans les tranches d'âge de 20-29 ans et de 50-59 ans; 36,6% et 32,8% sont dans les tranches de 30-39 et 40-49 ans respectivement. Il y a sensiblement moins de FQ lorsque le niveau d'études est de type secondaire ou supérieur (24%) que lorsqu'il est de type primaire, classique ou coranique (27%) ou par rapport aux analphabètes (32,9%).
Ces éléments se retrouvent chez les hommes quant au niveau socioéconomique : 30,1% lorsqu'il est bas, 21,8% et 28,4% lorsqu'il est moyen ou haut respectivement. Par contre, les femmes de niveau socioéconomique élevé fument bien plus que les autres. Hommes et femmes savent que fumer est dangereux pour la santé (95,3% et 96,9% respectivement). Près de 42% des sujets interrogés disent être exposés à la fumée des autres dans leur entourage.
Loi anti-tabac : un échec total
Le Maroc avait mis en place la loi n°15-91 relative à l'interdiction de la consommation du tabac et de la publicité de ce produit dans les lieux publics ainsi que sa vente aux mineurs. Le texte de loi qui comporte 14 articles prévoit une sanction pécuniaire pour toute infraction constatée. En 2007, et plus particulièrement au mois de Juillet, un nouveau texte de loi avait était voté à l'unanimité par nos parlementaires. Ce texte a eu certainement le mérite d'avoir bien cerné toute la problématique que représentent les effets nocifs du tabagisme sur la santé de notre population. Il est écrit que fumer une cigarette dans un lieu public exposera son auteur à une amende de 100 DH et le double en cas de récidive. Cette amende est portée à 500 DH si l'auteur du forfait est responsable ou gestionnaire de ce lieu public.
La journée mondiale de lutte contre le tabac, qui sera célébrée ce 31 Mai 2011 sera probablement une journée juste fixée sur le calendrier. Il y aura peut-être le Bla Bla de quelques officiels non convaincus, que viendront soutenir quelques responsables du département de la santé pour nous faire peur, puis plus rien, jusqu'à l'année prochaine.
L'échec de l'application des lois anti-tabac dans notre pays est dû au fait que nos politiciens et nos dirigeants ne sont pas convaincus de cette idée, et n'ont mis en place aucune stratégie nationale digne de ce nom pour d lutter contre ce fléau ravageur qui sévit dangereusement et qui touche toutes les franges de la population.
Ce n'est certainement pas en écrivant sur les paquets de cigarettes que le tabac tue, qu'on viendrait à bout d'un phénomène qui recrute maintenant dans une large frange de la population. La gent féminine s'est mise de la partie ainsi qu'une grande proportion de jeunes adolescents.
En plus de la consommation de la cigarette qui est bien établie depuis longtemps, il y a la pratique de la consommation de la chicha qui a pris des proportions phénoménales. Les spécialistes affirment que l'usage de la Chicha est dangereux pour la santé des fumeurs au même titre que le tabac.
Selon certains spécialistes rencontrés, fumer de la chicha est encore plus dangereux que fumer le tabac, or nous voyons fleurir impunément de nombreux établissements qui permettent cette pratique.
Nous n'en dirons pas plus !


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