Sahara : Washington intensifie ses efforts avec une visite au Maroc et en Algérie    Bensaid : Le PAM soutient les jeunes énergies pour rafler des sièges aux élections de septembre    Le dossier Karimine-El Badraoui relancé en appel, retour sur un scandale de gestion locale    Guerre au Moyen-Orient: le marché du gaz liquéfié restera "tendu" jusqu'en 2027    OpenAI dévoile GPT-5.5 et accélère son ambition de "super application"    Maroc Telecom : Chiffre d'affaires en hausse et cap des 76 millions de clients franchi    Liban : l'ONU prépare l'après-FINUL et redoute un vide sécuritaire    Bayern Munich : Vincent Kompany encense Bilal El Khannouss    Mondial 2026: les Etats-Unis démentent vouloir remplacer l'Iran par l'Italie    Botola : AS FAR/Maghreb Fès, un duel à distance entre co-leaders pour lancer la phase retour    Le Festival Mawazine annonce son retour : une 21e édition très attendue entre relance et défis    Judo : 12 Marocains engagés dans les championnats d'Afrique 2026    Basketball Africa League 2026 : le FUS de Rabat accueille la Sahara Conference, Rivers Hoopers et APR en vedettes    SIAM 2026. Al Moutmir : du sol à l'élevage, l'innovation au service d'une agriculture durable    Elevage : face au "paradoxe de la performance", le défi de la résilience structurelle    L'Union africaine sollicite l'expertise des FAR    Armement : Le groupe italien Leonardo souhaite vendre des avions au FAR    Sahara : La Suisse soutient l'initiative d'autonomie sous souveraineté marocaine    Le Maroc et la Suisse ont fait part, vendredi à Berne, de leur détermination à renforcer davantage leur dialogue politique et leur partenariat bilatéral.    Afrique du Sud : Dérive xénophobe inquiétante contre les migrants subsahariens (vidéo)    Maroc - Chypre du Nord : Incertitudes après la suspension de la reconnaissance des diplômes    Maroc : Le CAM renforcent son partenariat gouvernemental pour l'inclusion financière rurale    Le Real mise sur Brahim Díaz pour renverser le Bayern Munich    Le Trail d'Itzer revient pour sa 10e édition    CAN 2025 : tensions médiatiques et rapprochement diplomatique entre Alger et Dakar    Switzerland backs Morocco's autonomy plan as most credible solution to the Sahara    Revisión del mandato de la MINURSO: Guterres e Ivanko se reúnen en Nueva York    Marruecos: Lluvias tormentosas localmente intensas el viernes y sábado    Orientation post-bac : le grand déséquilibre du système universitaire    AGENTIS signe une première avec le PET-IRM au Maroc    Marruecos y Suiza manifestaron este viernes en Berna su determinación de reforzar aún más su diálogo político y su asociación bilateral.    VIH : une enquête nationale de satisfaction auprès des personnes atteintes    Réforme sanitaire : la lutte contre le sida et la tuberculose s'intègre dans les Groupements sanitaires territoriaux    Fatim-Zahra Ammor : Faire du tourisme expérientiel une économie d'innovation    COMEDIABLANCA revient pour une 3e édition    « She Did It Again » : Tyla revisite la pop des années 2000    Le Festival Printemps Musical des Alizés revient pour une nouvelle édition à Essaouira    Le FLAM 2026 à Marrakech. L'avenir du livre africain    Festival Mawazine : La 21ème édition du 19 au 27 juin 2026    Filière de la rose : une récolte record attendue    Un rapport met en avant le déficit grandissant de carburant en Afrique    Le vice-Premier ministre britannique se félicite des progrès réalisés dans le renforcement du partenariat maroco-britannique, inscrit dans une « nouvelle ère » depuis le 1er juin 2025    L'Institut Cervantès de Rabat célèbre "Don Quichotte"    Chaleur extrême au Maroc entre 2022 et 2024 : un impact dévastateur sur l'agriculture selon la FAO et l'OMM    Mali : plusieurs terroristes neutralisés dans l'ouest et le nord du pays    La Chine célèbre le 77e anniversaire de la création de sa marine    Cybersécurité : les pays arabes amorcent un renforcement de leur coopération    Le Burkina Faso renforce sa stratégie frontalière    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Lutte contre le tabagisme : Chicha : Les jeunes de plus en plus accros
Publié dans Albayane le 17 - 09 - 2010

L'adage qui dit qu'il n'y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir trouve ici toute la portée de sa morale, surtout en ce qui concerne le phénomène de la chicha, des réels dangers et ravages que cette pratique peut causer sur la santé. Il faut savoir que toutes les études scientifiques ont démontré depuis bien longtemps les effets néfastes du narguilé sur la santé de celles et ceux qui fument le tabac parfumé. Une session de narguilé équivaut au moins à 40 cigarettes !
Le narguilé, connu sous le nom de chicha, est devenu aujourd'hui très prisé par une large frange de la population Marocaine, jeunes et moins jeunes s'adonnent tous les jours à cette pratique nuisible.
La consommation de ce tabac parfumé à s'inviter dans la plupart des cafés et salons de thé. Les cafés chicha sont particulièrement présent au niveau des grands boulevards et artères très fréquentés, c'est notamment le cas de la rue Mohamed Diouri où les cafés de Chicha sont ouverts de 7 heures du matin jusqu'à une heure tardive au vue et su des autorités qui ferment les yeux, au moment où le ministère de l'intérieur clame haut et fort qu'il entend mettre un terme définitif à cette pratique.
Un phénomène qui prend de l'ampleur
Ce n'est un secret pour personne, les cafés et restaurant où l'on peut fumer la chicha sont de plus en plus nombreux, Il n'y a qu'à entreprendre un petit tour dans les ruelles et avenues du grand Casablanca pour en constater l'effet. C'est ahurissant tout de même cette floraison de cafés chicha.
Mais ce qui laisse perplexe dans cette histoire de fumée parfumée, ce sont les décisions des autorités. Tantôt on décide de fermer, Tantôt on laisse faire. On ferme tel café chicha, mais pas celui qui est juste à côté, le meilleur exemple c'est celui qui se trouve à la rue Mohamed Diouri où un restaurant chicha se la coule douce au moment où la concurrence trinque. Clientélisme ou favoritisme ? Là n'est pas la question, mais il faut être crédible ou alors c'est chicha pour tout le monde et on n'en parle plus.
A coté de ces micmacs bien de chez nous, les pauvres riverains s'accommodent tant bien que mal de cette tendance et pourtant, ses conséquences sont d'autant plus graves que la consommation de cigarettes. Beaucoup ignorent que le narguilé est plus toxique que les cigarettes fumées, au point de considérer que fumer le narguilé n'est qu'une partie de plaisir à partager entre amis(es). Dans une étude réalisée par l'OMS, il a été démontré que les substances toxiques du narguilé provoquent les mêmes maladies que celles de la cigarette. Et comme pour la cigarette, les composants carcinogènes de la fumée du narguilé sont à l'origine des cancers du poumon, de la cavité buccale, des lèvres et de la vessie. Les maladies cardiovasculaires sont également plus fréquentes. En Egypte, une étude rend le narguilé responsable du retour de la tuberculose dans ce pays.
Risques d'infections
S'adonner au rituel de la chicha est d'autant plus dangereux qu'il comporte des risques de transmission de maladies par l'eau, une mauvaise hygiène bucco-dentaire, vu que le rituel se base sur le partage du narguilé. 80% des fumeurs utilisent le même tuyau et le même embout. La consommation du narguilé en groupe compte, en plus de l'inhalation de produits toxiques et cancérigènes, des risques de transmission de maladies infectieuses Face a la montée en flèche de ce phénomène très dangereux pour la santé et en présence de l'engouement des fumeurs et surtout des jeunes des deux sexes, il y a fort à craindre pour la santé de nos jeunes qui s'adonnent en toute liberté à ce type de tabagisme dans des lieux dont les propriétaires ne semblent craindre personne.
Les dangers, et les effets sur la santé de la chicha
Les chiffres varient beaucoup d'une source à l'autre, mais on peut retenir qu'en moyenne cinquante bouffées de narguilé c'est l'équivalent de la consommation de quarante cigarettes. Ce mode de consommation du tabac parfumé se développe chez les particuliers et surtout chez les jeunes.
Le taux élevé de monoxyde de carbone pour un consommateur de chicha est un problème souvent évoqué dans de nombreux articles sur les risques de santé liés au narguilé.
De plus, le narguilé expose à un tabagisme passif intense, qui, selon les critères de l'Organisation mondiale de la Santé, “va à l'encontre de la volonté d'espaces sans fumée”.
Il faut savoir que la fumée de chicha ne contient pas plus de substances toxiques que la fumée de tabac. Mais le volume de fumée est beaucoup plus important !
On observe chez les fumeurs de chicha des maladies similaires à celles causées par la cigarette, par exemple les maladies pulmonaires (toux persistante, bronchite, - et certains cancers.
La chicha montrée du doigt par l'OMS
L'Organisation mondiale de la santé s'est saisie de ce problème qui touche aujourd'hui tous les pays. Elle conclut dans un rapport* que «l'usage du narguilé constitue un risque sanitaire sérieux aussi bien pour le fumeur actif que pour les autres personnes exposées à la fumée; le tabac adouci et aromatisé utilisé dans un narguilé peut constituer une porte d'entrée dans le tabagisme pour un certain nombre de personnes, particulièrement des jeunes, qui sans cela n'auraient jamais commencé à fumer».
Il est grand temps d'agir, d'entreprendre une grande campagne de lutte contre le tabagisme et surtout de fermer une bonne fois pour toute, ces lieux qui ravagent la santé de notre jeunesse. Au lieu de s'inspirer des pays européens qui interdisent l'usage du tabac dans les lieux publics, dans les cafés, bars, on voit se développer chez nous les formes classiques du tabagisme et maintenant, la chicha. Il y à lieu de s'inquiéter sérieusement de l'impact de cette mode qui prend de l'ampleur. Vivement des actions sérieuses.
La chicha, c'est quoi ?
La chicha (ou narguilé) est une pipe orientale à long tuyau flexible dans laquelle la fumée passe par un vase rempli d'eau qui ne filtre qu'une faible part des substances nocives de la fumée du tabac.
Le tabac utilisé dans ces pipes à eau, appelé «tabamel», est composé de 28% environ de tabac (contenant de la nicotine, substance addictive), mais aussi d'environ 70 % de mélasse et d'un arôme de fruit, rendant les nuages parfumés si suaves.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.