Réformes fiscales : le FMI salue les avancées réalisées par le Maroc    Intempéries: la situation est restée normale dans l'ensemble des établissements pénitentiaires    Libye : première attribution internationale de blocs pétroliers depuis plus de 17 ans    Sécurité : l'UE veut durcir les conditions d'enregistrement des drones    Sahara : L'Algérie se tourne vers Moscou après les pressions américaines    Live. Suivez le débat de La Vie Eco sur l'investissement public et privé    Asile : Quels effets des nouvelles mesures européennes sur le Maroc ?    La journaliste Nassira El Moaddem publie son livre-enquête «Main basse sur la ville»    Info en images. UNESCO : «L'artisanat marocain» célébré à Paris comme patrimoine vivant «en mouvement»    CasablancaRun revient pour une 5e édition les 14 et 15 février    Souffian El Karouani met les choses au clair concernant la rumeur Al Qadisiah    Diversity Visa 2026 : à sept mois de l'échéance, l'attente persiste pour les lauréats marocains    La Bourse de Casablanca termine sur une note positive    Nizar Baraka : « Les réserves actuelles peuvent garantir jusqu'à deux années d'approvisionnement en eau »    Marché obligataire : quasi-stabilité des taux primaires    De la CAN 2025 au Mondial 2030, le Maroc construit bien plus qu'un événement    Intempéries : Programme d'aide de 3 milliards de dirhams sur Hautes Instructions Royales    Marruecos: 3 mil millones de dirhams para apoyar a las poblaciones afectadas    King Mohammed VI orders 3 billion dirham aid plan for flood-hit provinces    Autonomía del Sahara: Desacuerdos sobre la diplomacia, el regreso de los saharauis de los campamentos de Tinduf y los recursos naturales    Addis-Abeba : Le Maroc participe à la 48ème session du Conseil exécutif de l'UA    Amadou Chérif Diouf : « Ce qui unit le Maroc et le Sénégal est plus fort que ce qui pourrait nous diviser »    PSV : Ismaël Saibari manquera le déplacement à Volendam    Délais de paiement des EEP : une moyenne de 32,5 jours en décembre 2025    L'ONMT reçoit le prix « Destination Partenaire de l'Année » en France    Venezuela : vers la fin de l'embargo pétrolier américain après un accord énergétique inédit avec Washington    Coupe de la CAF (6è journée/Gr. B) : Wydad Casablanca/Azzam FC, bataille pour une place en quart de finale    Bulletin d'alerte : fortes pluies orageuses, neige et rafales de vent vendredi et samedi    Maroc–Emirats arabes unis : Partenariat stratégique renforcé en santé    Le suspense Regragui : communication maîtrisée ou réelle incertitude ?    Abdellah Ouazane : du rêve madrilène brisé à la renaissance à l'Ajax    Les Marocains, 2èmes bénéficiaires des visas Schengen accordés par la France en 2025    Projet de loi 66.23 : la Primature rouvre le dialogue    Suspension du trafic maritime entre Tarifa et Tanger en raison du mauvais temps    Exportation d'énergie renouvelable : Xlinks explore une interconnexion électrique Maroc-France    Maroc : Un séisme d'une magnitude de 3,7 près de Setti Fadma    Officiel : annonce du premier pays arabe fixant la date du début du Ramadan    Intempéries : Ouverture de 124 sur 168 tronçons routiers endommagés    Voici les hauteurs de pluies enregistrées ces dernières 24H    Intempéries en France: Un mort et un blessé grave, cinq départements en alerte maximale    CAN 2028 : La FRMF entretient le mystère sur une éventuelle candidature du Maroc    Berlinale 2026 : Le cinéma marocain sous les projecteurs à l'European Film Market    Une chanteuse namibienne entre dans le catalogue mondial de Sony Music    Trafic record à l'aéroport de Dubaï en 2025, avec 95,2 millions de passagers    UNESCO : « L'artisanat marocain » célébré à Paris comme patrimoine vivant « en mouvement »    Dakar Restaurant Week 2026 : la capitale sénégalaise célèbre la gastronomie    « 3ech Tma3 » : le thriller choc qui va secouer le public pendant le Ramadan    Stoïcisme à l'ère numérique : une philosophie vendue en 15 secondes ?    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Insuffisance rénale chronique
Publié dans Albayane le 06 - 12 - 2012


La dialyse n'est pas la solution
De toutes les maladies relativement assez courantes que l'on connaît, qui nous ont directement concernés et qui au passage laissent de mauvais souvenirs (grippe, bronchite, torticolis, entorse, gastrite...) ou celles qui concernent nos enfants (otite, rhinopharyngite, diarrhées, vomissement, fièvre...), des maladies auxquelles nous prêtons attention et qui font l'objet d'un suivi par le médecin jusqu'à leur entière et totale guérison, il n'en est pas de même face aux autres maladies qui restent peu connues du public. L'insuffisance rénale chronique en est un exemple.
L'insuffisance rénale chronique désigne une détérioration graduelle et irréversible de la fonction rénale, généralement sur plusieurs années. Cette insuffisance rénale chronique évolue fréquemment vers une perte totale de la fonction rénale
Les reins fonctionnent mal, ils éliminent insuffisamment le sel et l'eau et peuvent être responsables d'une élévation de la pression artérielle, d'œdèmes, d'une insuffisance cardiaque. L'insuffisance rénale chronique entraîne d'autre part l'accumulation de déchets toxiques dans le sang (urée, créatinine). Autre phénomène constaté : une carence en vitamine D active, responsable d'une diminution du calcium sanguin. Au cours de la maladie, on constate par ailleurs un déficit en érythropoïétine, hormone à la base de la production des globules rouges et dont le déficit est à l'origine de l'anémie.
L'hypertension artérielle et le diabète de type 2 sont les deux causes majeures d'insuffisance rénale chronique. Deux maladies dont le risque de complications rénales augmente avec le vieillissement. A ces premières causes, il faut ajouter les infections microbiennes et virales
Une maladie silencieuse
La réserve fonctionnelle des reins est énorme. Dès lors, le fait de ne posséder qu'un seul rein n'empêche pas de mener une vie normale. Les troubles liés à la déficience rénale n'apparaissent que lorsque le rein a perdu environ 50% de ses capacités.
Cette énorme réserve fonctionnelle est responsable du diagnostic souvent tardif de l'insuffisance rénale. En effet, aucun symptôme réellement gênant n'apparaît au cours des premières années de la maladie.
Non seulement la maladie s'installe définitivement et tend à s'aggraver avec le temps, mais elle se développe sans symptôme pendant des années sans faire de bruit. Au stade terminal, il n'y a pas d'autre choix pour le patient que la mise sous dialyse ou la greffe rénale, sinon, c'est le coma et la mort assurés en quelques jours. C'est ce qui justifie amplement la triste et sombre réputation de cette maladie que certains qualifient de tueur silencieux
Lorsqu'une maladie rénale chronique est identifiée, car même en l'absence d'insuffisance rénale, elle va nécessiter un traitement approprié et une surveillance au minimum annuelle. Ou lorsqu'une insuffisance rénale irréversible, quel qu'en soit le degré, est constatée sur une période de plusieurs mois. A partir de ce moment-là, il faut savoir et accepter que la vie va changer, qu'il faudra se soumettre à divers traitements et contrôles qui n'ont pour but que de maintenir le patient dans la meilleure santé possible.
Fatigue et faiblesse, perte d'appétit, nausées et vomissements, vertiges et difficulté à se concentrer, maux de tête, engourdissement des mains et des pieds, besoin fréquent d'uriner, surtout la nuit sont des signes annonciateurs de cette maladie.
Quels traitements ?
Les principaux traitements pour l'insuffisance rénale terminale sont la dialyse et la transplantation rénale.
La dialyse, qui remplace une partie de la fonction rénale perdue, doit se poursuivre durant toute la vie du patient. Il y a deux types de dialyse :
- L'hémodialyse, qui permet de purifier le sang en le passant à travers un rein artificiel.
- La dialyse péritonéale, qui permet de retirer les déchets et l'excédent d'eau, mais qui purifie le sang à l'intérieur du corps en utilisant la cavité péritonéale (abdominale) comme filtre.
Chaque année, la dialyse représente des dépenses de l'ordre de plus de 2 milliards de DH au Maroc.
En effet, chaque année, plus de 3.600 nouveaux cas de complications rénales sont recensés, des cas qui vont nécessiter des séances de dialyse. Au prix de 850 DH la séance dans le secteur privé et à raison de 3 séances par semaine, cela revient à 2.500 DH hebdomadaires.
A cela, il faut ajouter le prix des médicaments, des examens biologiques, du transport. On devine ce qui peut advenir d'un patient qui n'a pas de couverture médicale et qui ne peut pas prétendre au RAMED eu égard à son statut social. C'est le cas des professions libérales et autres citoyens qui sont en apparence aisés car ils possèdent une maison et une petite rente mais qui en réalité vivotent.
Le grand problème avec la dialyse, c'est que celle-ci doit être continuée toute la vie. Sinon, c'est la mort par urémie. La seule solution pour y échapper est de pouvoir bénéficier d'une greffe de rein.
La greffe réussie permet de retrouver une vie pratiquement normale, mais au prix d'un traitement immunodépresseur permanent indispensable pour tolérer le greffon (et dont on cherche à maintenir les doses aussi basses que possible). Ce traitement peut entraîner ses effets secondaires propres, c'est pourquoi une surveillance médicale, plus ou moins espacée, demeure nécessaire.
Les greffes de donneurs vivants apparentés durent plus longtemps. La greffe peut durer entre 15 et 20 ans, voire plus. Si elle est rejetée, il y a la possibilité de reprendre la dialyse en attendant une nouvelle greffe de rein. C'est l'énorme avantage par rapport à d'autres organes comme le cœur ou le foie.
Une transplantation coûte en général entre 200.000 et 250.000 dirhams. Quant au coût des médicaments prescrits au greffé, il varie entre 2.000 et 5.000 dirhams par mois. Mais, malgré cela, la greffe s'avère plus économique que la dialyse.
La greffe rénale est la solution optimale, elle confère au malade une meilleure qualité de vie, des contraintes et des dépenses en moins, c'est un choix de société pour peu que nos concitoyens prennent tous conscience de l'intérêt et des enjeux réels du don et de la greffe d'organes.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.