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J'irai me perdre dans la médina de Fès... | Le Soir-echos
Publié dans Le Soir Echos le 25 - 07 - 2012

Fès, la majestueuse, accueille ce mois sacré avec allégresse. La médina se refait une beauté et s'offre aux visiteurs en journée comme en soirée.
La médina de Fès est une sorte de bouillon de culture où tout se consomme sans modération. Ici des habits traditionnels pour les fidèles qui fréquentent les quelque 200 mosquées de la ville, là des gâteaux appétissants qui attirent irrémédiablement le regard des passants. Tout a été pensé et préparé plusieurs semaines avant l'avènement du mois de Ramadan. C'est que la ville doit défendre sa réputation de capitale spirituelle mais aussi de capitale de la gastronomie marocaine. Les statisticiens se perdraient dans le calcul des quantités de sucre et de miel utilisées à Fès dans la préparation des délices du Ramadan. À commencer par griouech, c'est ainsi qu'on appelle la chebbakia fassie, les briouates aux amandes et au goût de la fleur d'oranger trempées dans du miel pur, sellou, jaban, rghayef, lharcha… À Fès, on aime aussi la bissara, une délicieuse soupe de fèves sèches que les Fassis alternent avec la harira pour diversifier le potage de la rupture du jeûne et éviter de gênants ballonnements dus à la surconsommation de la harira. Cette dernière est riche en lentilles et pois chiches, parfumée de krafess (céleri). La harira fassie a la particularité de contenir des morceaux de bœuf et des œufs.
La ville des 1 000 saints
Déambuler ou flâner, c'est au choix… Quelque soit le point de chute, au Rcif, à la place Bab Boujloud, à El Batha, à Bab Ftouh, à Bab Guissa, ou à Bab El Khoukha, la médina de Fès renvoie le visiteur aux temps anciens. Cette «ville musée» compte d'innombrables vieilles bâtisses, zaouiyas, médersas… Et parce que le Ramadan est aussi et surtout le mois de la piété, après la rupture du jeûne, nombreux sont les fidèles qui accomplissent les prières des Tarawih et d'Attahajjoud. La spiritualité prend le dessus dans une cité qui compte pas moins de 1 000 saints enterrés dans des mausolées. «Marcheur, n'oublie pas que l'endroit que tu foules est un sol sacré !», vous diront les anciens de la médina. En traversant les ruelles étroites, vos oreilles seront bercées par les psalmodies et les incantations des mounchidines de jour comme de nuit. Eblouissement des sens garanti !
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