Agadir se débarrasse de ses habitats anarchiques Plus de 3.000 constructions démolies dans la commune urbaine
Procès et sentences contre les contrevenants
«LA commune d'Agadir est débarrassée ou presque de ses habitats anarchiques». C'est du moins ce qu'avancent les autorités locales et c'est ce que devrait annoncer Mohamed Boussaid, wali du Souss Massa Draâ lors d'une réunion programmée aujourd'hui, vendredi 17 février au siège de la wilaya. On indique déjà que l'opération de démolition a été bouclée hier dans les Piémonts. Il faut dire que ces dernières semaines la lutte contre l'habitat anarchique s'est poursuivie sans relâche dans la région du Souss. L'objectif bien sûr est de sévir contre l'occupation illégale du domaine public et privé, en violation des règles de l'urbanisme. Toutes zones confondues ainsi plus de 3.000 constructions anarchiques ont été démolies dans la commune urbaine. Le plus important cependant pour les institutionnels c'est qu'en plus de libérer le domaine public et privé, c'est d'avoir arrêté l'hémorragie des constructions en violation totale des lois sur la propriété et du code de l'urbanisme. Reste bien sûr, aujourd'hui à maintenir la situation. A Agadir, l'intransigeance reste à cet effet le maître mot, souligne-t-on du côté institutionnel. En attendant, il aura fallu plusieurs jours pour que les nombreux engins déployés viennent à bout des bâtisses érigées parfois sur trois étages. C'est dire que les constructions anarchiques ne sont pas seulement le fait de personnes démunies. Parallèlement des enquêtes judiciaires ont été ouvertes contre les contrevenants parmi des agents d'autorité, élus et autres spéculateurs qui encouragent la prolifération de ce type de constructions. Les premières sentences sont déjà tombées, indique-t-on, contre nombre de ces contrevenants. L'objectif est de mener une lutte ferme contre les lobbies à l'origine de ce fléau. A cet effet, une commission d'enquête s'est attachée à déterminer ces derniers jours la responsabilité de tout un chacun dans la prolifération de ce fléau notamment dans les communes de Aourir et Tamri. Des poursuites judiciaires devraient donc être engagées contre les contrevenants. Les mesures coercitives, à elles seules, ne peuvent cependant désormais suffire. Il est aussi important d'adopter en amont pour enrayer le phénomène, une approche globale et des mesures incitatives d'ordre structurel s'imposent aussi. Ainsi pour remédier aux déficiences du secteur de l'habitat et de l'urbanisme, dont pâtit la région, des mesures pour actualiser les plans d'aménagement, couvrir les communes rurales pauvres en documents urbanistiques et faciliter les procédures de construction ainsi que les adapter aux contraintes du milieu rural, sont préconisées. Ceci sans oublier l'encouragement de l'accès au logement social. De notre correspondante,